definition-maitre-developpement-personnel

Qu’est-ce qu’un Maître, un Guru, un Senseï, la voie ?

Apprends de tout le monde, car personne ne sait tout, mais tout le monde sait quelque chose…

Il est remarquable de constater avec du recul, libéré de l’emprise des émotions qui conditionnent les relations, que certaines personnes que l’on côtoie pendant un temps plus ou moins long aient une influence considérable sur la manière que l’on appréhende la vie des années plus tard.

Le charisme et la sensibilité de certains êtres permettent une alchimie qui lie les âmes dans un cadre de travail, de respect et d’apprentissage. Celui qui sait partage avec celui qui tend à savoir. À ce titre, il est juste de considérer chaque être humain comme quelqu’un de qui l’on peut apprendre, un guide.

Développement de soi : s’ouvrir au changement

« Il n’y a pas de hasard » cet adage si souvent utilisé dans les situations qui emplissent de joie, devient bien moins populaire quand il s’agit du chauffard qui vient de nous percuter en voiture… et pourtant, sage est celui qui comprend le sens de chaque épreuve. Cela étant entreprendre une démarche de développement seul reste aléatoire, car malgré tous les outils et moyens disponibles, le savoir ne peut remplacer la pratique.

Par ailleurs, l’être est souvent très mauvais juge de lui-même et il est très probable que même avec beaucoup de détermination, il tourne autour de ses conflits sans vraiment s’y attaquer. N’oublions pas que puisque l’individu est vivant c’est que les mécanismes de protection qu’il a mis en place ont fonctionné. Les remettre en cause c’est attaquer les fondations de la structure sur laquelle s’est bâti le personnage qui est présenté à l’autre : l’ego. Tout un système de défense inconscient est installé pour le conserver, c’est une des raisons qui fait qu’un grand nombre de personnes consultent des thérapeutes pour régler une problématique qui les fait souffrir, mais parallèlement elles sont hermétiques à tout changement qui pourrait remettre en cause leurs identités. Dans ce cadre-là, la médecine allopathique a encore de beaux jours devant elle.

La démarche de l’élève n’est jamais de partir à la recherche d’un « Maître » qui est une représentation fantasmagorique d’un être surpuissant. Mais dans le cadre d’une recherche personnelle, par le biais d’une pratique il est amené à rencontrer un professeur, qui sera un guide pendant un laps de temps très variable qui dépend de ce qui est cherché ou trouvé. Le type de pratique vers laquelle on se dirige obéit à des inconscients et c’est souvent presque malgré soi que l’activité est choisie. Je crois au principe universel que quand l’on est déterminé à faire une chose, tout se met en mouvement afin que cela se réalise. Le problème principal qui est récurrent est de se positionner, en effet faire des choix implique des renoncements que l’individu ne sait pas faire.

Maître, Senseï, Guru : définitions

  • Le Maître : personne qui domine un art (peinture, sculpture, musique, spiritualité, art martial…) et est susceptible de l’enseigner.
  • Le Senseï : est un terme japonais désignant « celui qui était là avant moi, qui est garant du savoir et de l’expérience d’une technique ou d’un savoir-faire », ou de manière plus condensée un maître qui donne son enseignement à un élève. Dans son utilisation habituelle, il est utilisé pour s’adresser à un professeur.
  • Le Guru : terme sanskrit qui signifie « précepteur », « guide spirituel », « maître ».

La pratique (dans une démarche de développement du soi) est nécessaire pour se développer et faire les expériences qui font prendre conscience d’une problématique qui ne se révèle que quand elle est réglée. Entreprendre une démarche de développement personnel, c’est prendre la décision de travailler sur sa personne dans le but de la faire évoluer.

Le maître n’existe que parce qu’il a des élèves, il est libre, il est celui qui sait, celui qui a la connaissance qui transmet un savoir dans un cadre donné. Il n’attend rien, il propose un enseignement qu’il fait payer afin que l’élève ne puisse lui être redevable et garde son indépendance. Il reste neutre, il n’attend rien. Par la pratique il fait progresser ses disciples, qui vont libérer des blocages, élever leur niveau d’énergie ce qui leur permet de nouvelles prises consciences. Suivre une voie est parfois contraignant : le rôle du Sensei n’est pas d’être agréable, il existe néanmoins de très belles relations entre enseignant et enseigné, toujours dans un cadre de respect et de retenue.

L’image du Guru

André Cognard Maître de l’école d’Aïkido 3AKH a écrit :

« Toute contrainte n’est acceptable que si elle produit plus d’énergie que ce qu’elle en consomme ».

Concept intéressant qui permet de situer si le dérangement occasionné par le travail est fondé et que ce sont des résistances qui s’expriment ou s’il vaut mieux se questionner sur cette activité. Plus généralement, il est préférable d’écouter son corps et ses signes que d’accorder toute la raison au bruit incessant du mental qui se sent attaquer.

L’image du Guru est très souvent assimilée à des groupes sectaires, certainement suite de l’époque new-age et plus contemporaine, où des groupes se sont formés autour de leaders charismatiques, cherchant une voie de rédemption facile menant à une illumination promise, abandonnant corps et âme et souvent argent, au soin de ces êtres fascinants dans le but d’accéder à des supers pouvoirs ! Il n’est pas question de nier les sectes, mais expliquer le pourquoi de l’image du Guru.

Le rôle du Guide, du Maître dans une démarche de développement personnel

Entreprendre une réelle démarche de développement est très loin de tout cela, un Guide est nécessaire, car il a déjà fait le chemin : il a une vision bien plus réaliste et montre comment marcher quand l’on veut avancer. Il n’y a pas de voie facile : elles passent toutes par un travail personnel, personne même le plus éveillé des Guru ne peut le faire pour un autre. Les prises de conscience ne donnent pas de super pouvoirs, elles permettent de développer l’intuition, les perceptions et une certaine compréhension qui sont limitées par des stases énergétiques. Cela demande de l’engagement et de la persévérance. Les progrès se mesurent en termes de sensations et de mieux-être, pas en miracles et tours de magie. Un cadre est posé, l’élève est autonome, il est seul responsable de ses actions il apprend à être libre totalement et assume toutes ses décisions.

Le maître a un niveau de conscience élevé qui est dû au travail qu’il a réalisé, certains peuvent voir les auras et le niveau de progression spirituelle de leurs disciples. La réalisation du soi, le satori fait du maître un être éveillé : il a alors accès à d’autres plans où tout fait partie d’un tout. Dans la tradition bouddhiste et hindouiste, cela met fin au cycle des réincarnations que l’on appelle samsara. Maîtres et guides sont des êtres incarnés et sont soumis aux aléas de la condition humaine, la différence reste leur façon de les appréhender. Leur compassion, leur patience et leur bienveillance font qu’ils sont respectés et appréciés de leurs disciples.

« Quand l’élève est prêt, le maître apparaît »…

Je profite de cet article pour remercier ceux qui m’ont accompagné jusqu’à ce jour et qui me permettent de progresser.

© Crédit photo : Pascal – Tous droits réservés

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on LinkedInEmail this to someone
Cet article vous a plu ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *