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Gestion des émotions : les peurs

« Tu cesseras de craindre en cessant d’espérer ». Sénèque

Nous sommes issus de civilisations qui ont été fondées sur les ruines des champs de bataille. Toutes sociétés contemporaines à son lot d’horreur historique, de trahison, de complot, d’agression. Il n’y a personne qui en remontant quelques générations n’ait eu un ancêtre qui ait eu à subir, ou infliger, différentes atrocités de (à) ces semblables. Peu importe les raisons qui les aient conduits à agir de la sorte, cela est un fait inhérent à notre passé. La souffrance issue de ces conflits a laissé en chacun de profondes cicatrices, les traumatismes liés aux guerres n’épargnant personne, pas plus sur les zones de combats que dans les habitations familiales.

De plus, les campagnes publicitaires pour le recrutement, ou pour justifier des actions auprès de l’opinion publique sont soigneusement orchestrées afin que chacun soit concerné et volontaire. Entretenir un climat propice par la propagande pour motiver des peuples à s’impliquer pour les défenses du territoire national ; ou monter la nécessité d’intervenir sur d’autres terres pour les conquérir, étant coutumier. Celui qui est classé comme ennemi est jugé fourbe, violent et menaçant, de telle façon qu’il soit déshumanisé pour rendre possible les atrocités des combats. Nous pouvons constater que ce genre de stratégies fonctionne plutôt bien, quelles que soient les époques auxquelles elles ont été employées.

Gestion des émotions : peur, culpabilité et conscience collective

La conscience collective émanant de ce passé transmet des sentiments de peurs et de culpabilité à chacun de ces héritiers. Bien que n’ayant pas vécu le traumatisme, l’éducation qui a été transmise aux enfants de ceux qui l’on subit en a été imprégné. Rappelons ici que, comme l’explique le Docteur Lipton, le subconscient pilote les individus 95 % du temps et il créé cette base de données (qui servira de référence tout au long de la vie si rien n’est fait pour la modifier) de la conception à l’âge de 6 ans. Cette mémoire qui permet d’objectiver la vie transmet les angoisses que portent par les individus de génération en génération. Considérant notre histoire, il est probable que des reliques de ces heures sombres soient toujours communiquées. Il est intéressant de noter que 95 % de ce que l’être revendique comme être sa personnalité ne lui appartient pas, et qu’elle est simplement ce qui a été appris des autres et qu’il a intégré comme sa propre vérité.

Par ailleurs, le prétexte du conflit est utilisé pour justifier une action qui est moralement répréhensible, mais qui pour l’occasion permet une « entorse » à la règle. Ce type de comportement étant justement l’un de ceux qui posent une problématique dans une démarche qui a pour but de reconquérir son propre territoire : excuse et compromis ne permettent pas de progression ; il n’est pas possible de servir deux maîtres à la fois, celui qui prend une direction renonce aux autres. Croire qu’il est possible de faire autrement relève du phantasme et ne produit que doute et confusion.

L’être adopte un comportement ambivalent, car son inconscient le persuade que c’est le moyen de pouvoir tirer un maximum de bénéfice d’une situation donnée, cela est faux, mais la peur du manque ne lui laisse pas d’autre alternative. Le stress étant un facteur limitant à la repartie.

Les fantômes du passé habitent dans les inconscients, ils sont transmis au cours des générations par le biais des comportements que les éducateurs adoptent face à leurs progénitures, sachant qu’eux-mêmes ont été conditionnés en leurs temps, par leurs entourages, cela peu donner à réfléchir. Le déficit identitaire qui engendre un repli sur soi et un rejet de l’autre est conçu de ces sentiments morbides, de trahison et de culpabilité ; lié à la barbarie des bases sur lesquelles les sociétés se sont édifiées. Les institutions qui ont été mises en place en sont les représentantes légales, perpétuant l’injustice de leurs fondements.

La peur : une entrave au développement personnel

La peur se manifeste sous différentes formes, le constat qui vient d’être fait peut expliquer comment l’individu se retrouve porteur de certaines angoisses. En fait, toutes actions traumatisantes subies ou infligées n’ayant pas été intégrées par la psyché sont susceptibles de créer des peurs… et de les transmettre. Connaître le principe ne règle en rien la problématique, le conscient ne pouvant remettre en cause les références de l’inconscient. Il existe aujourd’hui de nombreux outils qui permettent d’intervenir sur ces programmes, leurs utilisations engendrent des changements et procure un mieux-être. Il y a les voies d’entrée par le corps : Aikido, yoga, Tai-chi, chi-kung… et par la psyché : Hypnose, fleurs de Bach, psych-k, méditation… cette liste est loin d’être exhaustive, chacun se dirigeant vers la ou les pratiques qui lui correspond(ent).

Bien que les peurs ne soient pas les seules entraves au développement, elles sont souvent les causes de beaucoup de maux, et de mal-être. Dans une démarche de développement personnel, elles sont les principaux obstacles, elles sont un gouffre énergétique et sont très limitantes. Reconquérir son territoire implique de les transmuter afin de se libérer des stases quelles ont généré pour remettre en circulation tout le potentiel de l’individu. Être libre, c’est être affranchi de ses conditionnements.

Élever son niveau de conscience génère du bonheur, l’individu responsable se doit d’y travailler afin de ne plus transmettre ces souffrances archaïques, changer les références éducatives modifie les comportements des êtres, chacun influençant par son action, une réaction positive qui impacte l’ensemble de ses fréquentations.

Jésus a dit :

« Qui d’entre vous peut, par son inquiétude, prolonger tant soit peu son existence ? »

Il n’y a pas d’alternative, observons, reconnaissons, changeons….

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2 thoughts on “Gestion des émotions : les peurs

  1. Super article ! Merci pour les connaissances ! Par contre, je me dois te corriger pour la phrase suivante :

    Connaître le principe ne règle en rien la problématique, le conscient ne pouvant remettre en cause les références de l’inconscient.

    Même si notre inconscient règle 90% des problèmes de nos vies courantes sans nous en informer nous pouvons l’influencer. Il dépend majoritairement de notre façon de pensée, c’est à dire la loi d’attraction. Une technique qui consiste à s’entourer de pensées positives pour obtenir ce que l’on souhaite tout simplement en créant des opportunités par l’esprit. Ou encore par le type de contenu que l’on visionne. Par exemple les articles de blog ou encore la musique. Le subconscient gère également notre façon de parler. C’est pour cela qu’une personne écoutant du rap aura un discours moins distingué que celle écoutant de la musique classique. Merci pour ton partage de connaissance l’ami !

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