se-liberer-des-addictions-developpement-personnel

Développement personnel : les addictions

Je pense donc je suis – René Descartes

La vie est organisée selon ce qui est pensé et prend forme dans le présent. Chaque habitude adoptée forme le quotidien dans lequel l’être est amené à vivre. Il est important d’admettre l’importance de ce processus, car tout ce qui est vécu en découle. N’oublions pas ici que le mental est limité par ses « croyances  inconscientes » qui conditionnent ce qui est pensé. Pour cette raison il existe souvent un décalage entre ce qui se vie qui est créé dans la réalité par les moyens mis en œuvre pour l’obtenir, et l’image d’une existence fantasmagorique qui est jugée idéale. Il ne s’agit pas de copier la vie d’un autre pour rendre la sienne plus « acceptable », mais d’utiliser les outils que l’on possède pour travailler la matière dont on a hérité afin de créer sa propre œuvre. À ce titre, l’individu n’ayant pas intégré ce fonctionnement n’est pas réellement  « coupable » de ce qui lui arrive, mais il en est néanmoins responsable.

Le bonheur : un bien de consommation ?

Quand la vie chahute ses protagonistes, c’est pour faire entendre qu’elle n’est pas abordée de la bonne façon, qu’il y a des changements à apporter, des prises de conscience à intégrer.

Se remettre en cause n’est jamais facile, cela demande d’accepter que l’on se trompe et implique un changement. Encore une fois, nous retrouvons les doutes de contours identitaires, d’affirmation de soi, de mémoires transgénérationnelles. Le manque d’harmonie existentielle pousse l’individu à une quête de mieux-être. Mais les conditionnements mentaux orientent cette demande vers l’extérieur, car nous sommes éduqués selon une conception matérialiste qui persuade les individus que le bonheur est un bien de consommation. Nous savons que c’est faux, pourtant l’illusion que le confort génère le bonheur reste profondément ancrée dans les consciences. Bien que les pays les plus industrialisés soient ceux qui possèdent les plus grands taux de suicides, de dépressions… Malgré tout, les moyens qui sont recherchés pour pallier aux carences psychiques sont de nature externe et sont basés sur les petits plaisirs passagers qui stimulent une émotion qui est perçue comme du bien-être.

Développement personnel : le différentiel entre « être » et « vouloir être »

Le différentiel entre « être » et « le vouloir être » crée un vide intrinsèque, qui est à l’origine de bien de problèmes, notamment des comportements addictifs. Cet espace génère un malaise ; un manque qui appelle une compensation. Le choix du palliatif qui va être mis en place se fait inconsciemment et est associé à un mieux-être, auquel une accoutumance rend dépendant physiquement. Le tabagisme en est l’archétype, mais aussi l’alcool, les drogues, la médication chronique, jeux d’argent, prise de risque permanente, sexe débridé, travail à outrance… Le mental justifiant ces attitudes par un besoin vital ou des soupapes bien méritées, enchaîne le corps à cette addiction. Malheureusement, ces comportements entraînent souvent des conséquences destructrices en ce qui concerne l’estime de soi, la santé émotionnelle ou physique, l’accoutumance physiologique, ce qui a pour conséquence d’augmenter le niveau d’anxiété et de plonger la personne encore plus profondément dans sa dépendance.

Se libérer de ses addictions : un combat à mener

Il est très difficile de lutter contre son addiction. En effet, supprimer les béquilles sans soigner la blessure n’aide pas à marcher… .

Don Marcelino dans son livre « Les amérindiens et Jésus » écrit :

« Nos pensées sont des énergies qui une fois émises attirent en retour des énergies de même nature : si l’amour émane de nous, nous recevons l’amour si la malchance émane de nos vies nous serons envelopper par la malchance ».

Dans ce cadre-là, l’attention risque de se focaliser sur la problématique et du coup… la renforcer. Par ailleurs, l’addiction s’est installée pour pallier à un manque, elle joue un rôle d’inhibiteur afin de maintenir une cohérence dans la structure psychique de l’individu ; la supprimer renvoie l’individu à son malaise auquel il faut ajouter maintenant le manque lié à l’absence de substitut : cela peut engendrer des conséquences pires que l’addiction elle-même.

Travail sur soi : le début d’un processus de libération

Le combat à mener consiste à combler le déficit par tous les moyens (travail personnel) afin de recréer une cohérence de l’image de soi. Peu à peu, une réconciliation avec son être se fait de telle sorte que le comportement indésirable devienne assez encombrant pour que l’on décide de l’abandonner. Il ne s’agit jamais d’affamer une partie de l’ensemble qui nous compose, mais de nourrir la vertu opposée pour pouvoir mourir au vice. Ce processus de libération est un chemin vers l’acceptation de soi qui est la condition à la sécurité intérieure, à l’amour de son corps, à l’amour des autres. La joie de vivre qui vient s’enraciner sur le terrain que l’on a ainsi préparé générant un sentiment d’harmonie s’apparentant certainement bien plus au bonheur que ce que pourrait le faire n’importe quel substitut ou produit de la consommation.

Einstein a dit :

« L’être humain fait partie d’un tout que nous appelons  “univers”, limité dans l’espace et le temps ; il se perçoit lui-même par ses pensées et ses sentiments comme distincts du reste ce n’est qu’une sorte d’illusion d’optique de la conscience… »

Don Marcelino ajoute :

« Cette illusion est une sorte de prison qui nous confine dans les plaisirs personnels et dans l’affection que nous accordons à quelques proches, notre tâche consiste à se libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion pour englober tous les êtres vivants et l’ensemble de la nature dans toute sa beauté ».

 

 

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on LinkedInEmail this to someone
Cet article vous a plu ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *