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Chasser les fantômes… [Partie 1]

Remettre en question, interroger, analyser, libérer

Là où il y a du conformisme, de l’obéissance et de l’imitation, il n’y a jamais d’apprentissage, on ne fait que suivre. La discipline implique l’apprentissage, apprendre sur l’esprit très complexe que l’on a, sur notre vie quotidienne, apprendre sur les relations avec les autres, de sorte que l’esprit soit toujours souple et actif… Jiddu Krishnamurti

L’aventure que la vie propose serait d’explorer les profondeurs de l’être afin de trouver le joyau qui est caché au fond de son cœur. Comme le raconte la légende Hindou, ou Brahmâ le maitre de l’univers décide de cacher la partie divine des êtres humains au seul endroit où ils n’iront pas la chercher.

Tous les courants spirituels invitent à l’introspection pour se libérer et accéder à une élévation de conscience. De quoi parlons-nous exactement ? Une confusion globale, un peu abstraite a tendance à émaner du sujet, car le mysticisme se mêle souvent à la spiritualité du fait qu’elle est souvent plus racontée qu’expérimentée.

Pour celui qui écoute il peut en ressortir un comportement de type : je ne vois pas du tout de quoi cela parle c’est inaccessible et irréel je ne me sens pas concerné… Rappelons quelques points simples, essentiels, qui n’ont certainement pas le pouvoir de transformer l’individu en super héros, mais qui ont le mérite quand on les met en pratique d’apporter des changements qui permettent une vie plus harmonieuse. 

1) Faire le point

Nous avons vu que l’être humain devient la somme des connaissances qu’on lui a transmises, qu’elles soient perçues  positivement ou négativement. Elles sont le reflet des croyances des éducateurs et chargées de leurs peurs, leurs vécus leurs limitations, leurs interprétations.

Souvent issus de bonnes intentions, ils présentent la vie comme ils la conçoivent derrière le prisme qui crée leur réalité. Rien de ce qui nous définit ne nous appartient, que ce soit notre nom, notre nationalité, notre langue… tout cela fait partie de notre patrimoine culturel, un héritage auquel nous sommes fidèles, car cela matérialise notre contour identitaire. De part cette conviction nous développons des attitudes, sur lesquelles le personnage qui nous représente prend forme et qui nous entraine dans une histoire qui n’est pas forcement celle que l’on aspire à vivre.

Ce délire psychique égotique prend quelquefois la vie en otage, les victimes se résignant à mener une existence de tartuffe dans un inconfort choisi, sans même réaliser qu’elles possèdent le pouvoir absolu en ce qui concerne leur destinée. La voie demande de sortir du rôle de victime, incite à reprendre le pouvoir sur soi et se remettre au centre ; ce qui implique de s’adapter à chaque proposition que la nature demande d’expérimenter.

Porter un regard objectif sur sa personne sans jugement de valeur peut aider à faire le point nécessaire à partir duquel des modifications pourront être envisagées.

2) Que veut dire changer ?

Tout ce qui est manifesté change à chaque instant, l’immobilité n’existe à aucun niveau de ce qui est. Nous appartenons à un système dynamique dans lequel le mouvement est à l’origine de la création. L’existence ne supporte pas de temps d’arrêt, dans ce contexte ce qui ne nourrit pas affame. Il ne s’agit donc nullement de s’interroger sur d’éventuels changements, car effectivement nous changeons, mais de raisonner en terme de progression ou… de régression.

Les acquis ne concernent que des concepts théoriques. Seul le moment éphémère de l’action permet de jauger la réalité de ce que l’on est. Quand nous parlons de progression évidemment cela n’a rien voir avec le statut social, mais bien à une élévation de l’esprit qui l’amène vers plus de compréhension.

Questionner la pertinence de chaque comportement, réactions, habitudes, les remettre en cause, s’adapter à l’instant, traquer la vérité : voilà la spirale vertueuse du changement. Élever son niveau de conscience c’est : reconnaitre ses croyances et leurs limites, agrandir son cadre de référence, éprouver ses connaissances dans une réalité plus grande.

3) Le concept d’énergie

L’être humain utilise énormément d’énergie pour son confort matériel et se retrouve souvent trop fatigué pour se préoccuper de concepts plus subtils. Par ailleurs nous avons vu que les perturbations émotionnelles conscientes ou inconscientes produisent des stases qui entravent sa bonne circulation (cf Les questions existence-ciel).

Dans ces conditions le potentiel de l’individu se retrouve fortement diminué, le résidu étant investi la plupart du temps dans la matière. Pourtant, c’est cette force qui permet à l’esprit de percevoir de nouvelles choses, de maintenir le corps en santé, d’affronter ses parts d’ombres…. Ce carburant est la source créatrice par laquelle tout devient possible, le gisement qu’il faut entretenir afin que son exploitation permette les transformations.

En médecine chinoise, la condensation du «Qi » forme la substance vivante et sa dispersion aboutit à la mort ; Dans son abrégé de médecine traditionnelle chinoise le Dr Michel Deydier-Bastide précise :

« L’énergie vitale est composée de l’énergie innée dont on hérite au moment de la conception et de l’énergie acquise : sans cesse métabolisée, elle est constituée de l’énergie nourricière qui est issue de la transformation des aliments, de l’énergie respiratoire issue de la transformation de l’air et de la synthèse motrice des deux. […] L’énergie est l’âme de la particule vivante. […] Peut-être est-ce la même énergie qui régit le mouvement des planètes et des galaxies, peut-être l’énergie originelle est-elle unique, présente à l’échelle cosmique dans l’infiniment grand et l’infiniment petit. »

Ressource limitée pour le corps humain, elle peut néanmoins être transmutée pour augmenter son potentiel. La question qui se pose pourrait être : comment exploiter au mieux ses propres capacités ? Les mots de Maître Cognard  apportent certainement un début de réponse :

« Toute contrainte n’est acceptable que si elle produit plus d’énergie que ce qu’elle en consomme ».

Comprenons aussi que pour accroitre sa vitalité, un effort doit être fait, pour se donner de nouveaux moyens. Par un travail régulier accessible il est possible à tout individu d’améliorer le rapport consommation/production. Ainsi le corps peut utiliser cette énergie qui afflue pour faire face à son vécu et réadapter son « programme » selon le nouveau potentiel dont il dispose maintenant.

À suivre… 

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3 commentaires sur “Chasser les fantômes… [Partie 1]

  1. Coucou Pascal, comme tu me l’avais demandé j’ai envoyé le lien de ton blog à Eric. Je ne sais pas si c’est la bonne adresse mail…du coup j’ai mis en lien sur FB ton article. Je suis sûre qu’il saura intéresser les lecteurs avertis.
    Je t’embrasse et espère à bientôt
    Séve

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