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Alimentation : qu’est-ce que se nourrir ?

« La cuisine d’une société est un langage dans lequel elle traduit inconsciemment sa structure, à moins que, sans le savoir davantage, elle ne se résigne à y dévoiler ses contradictions »… Claude Levi-Strauss

La nourriture : un élément essentiel au bien-être et au développement de soi

La nourriture est composée d’organismes vivants, leur consommation permet la croissance d’autres systèmes. Aussi petite que soit la cellule et la forme de son alimentation cette hypothèse reste une constante. Ce raisonnement pose la question du mystère de l’apparition de la vie qui pour être, implique qu’elle ait un moyen pour s’alimenter.

Il semble que plus le système est complexe plus il est capable d’assimiler une nourriture composite. De plus la qualité de l’aliment et sa diversité influence le développement de celui qui l’ingère. Depuis les premiers temps, un parallèle est fait entre la progression de l’homme et ses conditions alimentaires ainsi que son adaptation à son environnement. De nos jours, le fonctionnement qui maintient l’équilibre mis en place permet de proposer une alimentation abondante, riche et variée à une partie de la population, le mode alimentaire qui est adopté est la conséquence d’un choix volontaire. Une autre partie lutte pour sa survie dans des conditions difficiles, le choix de la diététique ayant en ces lieux un sens assez relatif.

Le comportement individuel est toujours empreint de symbolisme, « la junk food » ou malbouffe des pays industrialisés parlent de la désadaptation des citoyens, de la perte de repères et des domaines de priorités. Les souffrances de la psyché éloignent les personnes de leurs réalités, ils s’abandonnent alors à différentes pulsions qui ont pour origine les instincts primaires. Le brouhaha mental crée une grande confusion, l’individu ne fait plus la différence entre se nourrir qui est un acte sacré qui devrait être fait en conscience ; et s’abandonner à ses névroses dans le but d’essayer de combler les abîmes d’un mal-être existentiel. Crises de boulimie, anorexie, obésité… l’attitude qui est adoptée en remplissant son corps ou en le négligeant, ainsi que l’attention qui est portée à l’importance de la qualité et de la diversité de ce qui est ingurgité sont autant de facteurs qui évaluent la stabilité de l’esprit. L’agitation du monde matériel prend le contrôle des individus en les stimulant de toutes parts, la tentation étant grande les priorités changent, les besoins élémentaires sont délaissés au bénéfice de nouveautés diverses.

La qualité de l’alimentation : un impact fort sur le corps humain

Pour ceux qui ont fait le choix de rester dans la tradition d’une alimentation « familiale », ayant la conviction qu’elle est bonne pour la santé, il est important de préciser que beaucoup (ce n’est pas encore généralisé, mais c’est la tendance) de produits frais notamment les fruits et légumes qui sont proposés à la vente ont subi des traitements, de nature chimique ou nucléaire comme l’irradiation au cobalt 60 ou au Césium 137  pour retarder le mûrissement des fruits, tuer bactéries et insectes, ou empêcher les légumes de germer, sans pour autant porter les mentions des modifications qu’ils ont subi. Des chercheurs européens ont prouvé que l’irradiation était cytotoxique et génotoxique (porte atteinte aux cellules et au génome), car il modifie la structure des produits en détruisant les vitamines tout en faisant apparaître de nouveaux composés chimiques qui ne sont pas assimilables par l’organisme… L’utilisation du four micro-onde poserait une problématique similaire. Le consommateur ici est dupé par un manque d’information et la confiance qu’il accorde aux revendeurs.

Alimentation : les problématiques liées à la consommation de viande

La viande porte elle aussi sa problématique. Plusieurs études ont démontré que le stress lié aux conditions d’abattages laisse une « mémoire cellulaire » qui est transmise à son consommateur : elle serait génératrice d’anxiété. Par ailleurs la qualité de l’alimentation de ces animaux, et les traitements antibiotiques qu’ils subissent conditionnent la valeur de la viande qui est destinée à la consommation. Au sujet de la viande Swami Atmachaithanya explique que dès l’instant où une créature meurt s’amorce un processus de décomposition, il est important de la manger la plus fraîche possible, et en petite quantité, car le fait de manger des cadavres générerait de la violence chez les individus ; dans l’absolu il conseille le végétarisme.

Le décalage entre les comportements individuels et celui de la raison qui est suggéré par le soi engendre des réactions quelquefois peut-être trop radicales qui conduisent à adopter de nouveaux modes, tel régime sans gluten, végétalien, préhistorique, etc., etc. Il peut être important de poser la question si cette tendance vient réellement d’un cri de l’âme ainsi en adoptant cette nouvelle cure le corps est gratifié ; ou si cela est conditionné par des peurs et que ce nouveau mode permet de rendre acceptables certaines carences psychiques en donnant l’illusion de faire un acte pour les résoudre.

Se nourrir : un élément au cœur du développement personnel et spirituel

Manger est le point de départ d’un cycle de transformation très complexe dont le but est d’affiner une matière brute pour la rendre assimilable par l’organisme pour produire de l’énergie, ce processus d’élaboration nécessitant la consommation… d’une grande quantité d’énergie. Le carburant subtil est appelé Prana (terme sanskrit : énergie vitale universelle qui imprègne tout et que les êtres vivants absorbent par l’air qu’ils respirent). Il serait possible suite à une éducation de le « capter », directement afin de nourrir son corps. Le plus « célèbre » de ses « respiriens » à l’heure actuelle serait un hindou au nom de Prahladbhai Maganlal Jani, qui affirme ne rien avoir mangé depuis 70 ans. Il serait référencé plusieurs cas comme lui dans le monde. À ce sujet il existe un reportage : « Se nourrir de lumière » de Peter-Arthur Straubinger.

Le fait de se nourrir dans les pays industrialisés parait être d’une importance secondaire, il est des lieux ou traditionnellement le repas est un Rituel, une consécration. Avant de manger, on se prépare un minimum, on parle très peu. Chacun y a une place et un statut, c’est un instant privilégié à la découverte de soi. La table peut être un lieu de communion où le respect pour la nourriture, et celui des convives permettent de sacraliser ce temps. Un moment de partage avec les autres, entre l’externe et l’interne, entre le corps et l’âme.

Food is God … Swami atmashaitanya

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