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Alimentation : pourquoi consommer local ?

… Partout où il y a des excuses, il n’y a pas d’évolution…

La vie prend forme en lieu et place qui lui sont favorables pour son développement, c’est une condition sine qua non pour son évolution dans la nature. L’espèce humaine par ces facultés a quelque peu modifié ces paramètres, elle peut s’acclimater à différents milieux ou adapter l’environnement à ces besoins singuliers.

Favoriser le circuit court et se réapproprier son alimentation

Traditionnellement, l’homme nomade ou sédentaire est attiré par l’autre, par de nouveaux territoires par de nouvelles rencontres, car sa survie en dépend. Garant de ses besoins primaires il est en quête de trouvailles explorant l’extérieur pour acquérir ce qui lui semble être profitable. Sans cesse, il repousse ses frontières utilisant tous les moyens pour pallier à ses limites naturelles. La grande époque des découvertes fera place à celle des conquêtes, les puissants proposeront un fonctionnement économique basé sur la production et la consommation, qui maintient un équilibre démocratie confort/dictature misère. 20 % de la population mondiale consomme 80 % des ressources.

Par ailleurs, les pays dits émergents ont pour objectif principal d’accéder au modèle proposé par les pays riches. Le système consumériste qui montre ses limites stimule la croissance par la publicité, elle intervient partout et représente un budget de plus de 510 milliards de dollars par an (selon l’ONU 10 % de cette somme réduirait la faim dans le monde de moitié). Son rôle est de stimuler des envies et conditionner des caprices pour maintenir une stabilité économique. Feignant d’ignorer l’évidence que la terre est limitée et qu’il est probable que ses ressources viennent à manquer.

Alimentation et bien-être

Le cadre étant posé, replaçons l’individu au centre du débat : il agirait en conscience, il serait responsable totalement de sa personne et de ses actions, surtout il se poserait des questions. Il ne faut pas oublier que ce système est en place parce qu’il fonctionne ! Au-delà de la triste réalité des intérêts financiers de cette situation pourrait-on envisager un bénéfice pour l’être à changer ses comportements ?

Sur la place de marché de ce village planétaire, tout s’échange : denrées et biens, ressources et humains selon un prix qui ne définit pas la valeur du bien, mais celle du cours ; peu importe l’origine, l’utilité ou le bien-fondé de l’action.

Les besoins du client sont toujours honorés. Le client, cet individu, cet être absolument unique et exceptionnel, porteur d’histoire, de racine et de patrimoine génétique est-il sur que de nouvelles habitudes environnementales ou alimentaires sont adaptées à sa personne ? Profondément ? Il y est un point de vue qui ouvre un débat : cette âme qui s’est incarnée dans ce corps, porteur d’une hérédité génétique, de l’histoire de deux familles pourrait-on imaginer que son lieu de naissance n’ait pas été choisi au hasard ? Et qu’en ce lieu spécifique, cette culture, il y ait tout ce qui lui corresponde pour pouvoir évoluer ?

L’alimentation est la médecine du corps

De même pour ce qui est des habitudes alimentaires. 400 ans avant Jésus Christ, Hippocrate affirmait :

« On est ce que l’on mange ; que ta nourriture soit ta médecine et ta médecine ta nourriture ».

La qualité de l’alimentation ainsi que sa diversité a un impact considérable sur la santé, elles ne sont cependant pas les seules, le mode de vie à une importance prédominante. Au 21e siècle, la vitesse des échanges et des informations influencent instantanément le consommateur sur le choix de certains produits ou régimes. Il n’est pas certain qu’il suffise d’adopter l’alimentation Okinawienne pour devenir centenaire. Par ailleurs, le mode de cuisson et la façon de manger sont plus importants que le produit lui-même, il n’est peut-être pas nécessaire d’importer des pousses de bambou… ou de se faire brider les yeux pour bénéficier des bienfaits du mode de vie de ces Japonais insulaires. Les choses sont cohérentes dans un ensemble, sorties d’un contexte ou d’une façon de faire, elles sont inadaptées. Il parait stupide de proposer un régime crétois qui pourtant fait de nombreux adeptes, à des Esquimaux sur la banquise ! Quand est-il du french paradoxe ? (Dans le Sud-Ouest une étude épidémiologique montre une importante contradiction entre le régime alimentaire et la bonne santé des habitants).

Ces comportements montrent que l’individu s’impose un rythme de vie qui le désadapte de son environnement général et de sa propre identité. Le soi est en demande de mieux-être et de santé, on règle alors les problèmes de conscience en copiant des comportements ou des habitudes alimentaires. Les rayons et marchés bio explosent, mais les coutumes ne changent pas : Les (la) courses doivent être faites rapidement, manger des fraises à toute époque de l’année, ou des papayes, car elles réduisent les risques cardiaux vasculaires. Peut-être que de reprendre le contrôle de sa vie les réduirait plus sûrement !

Le temps, le prix, les envies justifient toutes les actions du consommateur. Nous appartenons à une génération d’hommes pressés qui est aliénée par le confort et la sécurité. Il y a encore peu de temps, le propre de l’homme était de se nourrir : il y consacrait 80 % de son temps ou de son budget, le repas était un important moment de partage. C’est une question de priorité, il n’y a pas de mauvais choix, chaque décision engendre des conséquences qu’il faut assumer, agir en conscience c’est être responsable.

Consommer local c’est un acte valeureux qui nourrit les racines de l’être, cela permet la réharmonisation avec son environnement et les saisons. Cela génère autour de soi un équilibre, et autorise une conscientisation de ses actes. C’est redonner du temps au temps afin de ralentir sa vie. On le fait pour-soi, pas pour une cause écologique à la mode ou par culpabilité. On le fait pour se libérer d’un conditionnement.

Le devoir de l’individu est de se sauver… lui-même…

© Crédit photo : Pascal – Tous droits réservés

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