— À corps perdu —

En pèlerinage toute une vie,

Déambulant sur ses délices,

Ignorant tout de leurs supplices

Jouissant de l’abondance,

Cueillant goûtant à tous les vents

L’enfant enfin se sent vivant.

De tous ses sens à rassasier

Ne sait jamais où diriger

Cette attention qui fait marcher.

Perdu dans ce jardin où errent ses contemporains

Observe et mime, suit et subit les naufragés de cet éden.

Les corps lancés à la poursuite

Des émotions et vibrations,

Attention de l’autre et tentations.

Remplir de vide ce qui se vide,

Nourris de rien l’être affamé.

Cherchant de cesse de nouveaux fruits afin de se rassasier.

La voie des autres ne mène qu’aux autres,

Les sentiers et destinée pour nous seuls sont tracés.

Instincts de l’âme et liberté, conscience des réalités

Façonneront plus sûrement le soi unique individué,

Lui seul habite un lieu sacré qui est un temple en vérité

Le cœur du corps où il est né.

© Crédit photo : Pascal – Tous droits réservés

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